6.3.12

Un défi extrême !



Avec des vents d’Est ravageurs qui compliquent la navigation de Sarah et la contraint à chercher en permanence les meilleurs réglages, la meilleure position pour maintenir son cap direct vers St François, sans oublier cette houle permanente de 2 à 3 m, taillée à la hache rendant la mer plus que difficile à naviguer, Sarah rencontre depuis son départ des conditions rudes, parfois extrêmes. 

Tout ceci puise chaque jour dans son capital santé/forme. Un capital sans fin et sans faille, comme la motivation et détermination dont Sarah fait preuve chaque jour du lever au coucher pour affronter les éléments et avancer vers son but : rejoindre la Guadeloupe.

Hier, Sarah a ressenti des vertiges qui l’ont contraint à faire un « stop » sur le bateau. Des vertiges sûrement dus à tous les efforts produits jusque-là sur l’eau, au quotidien, mais pas seulement. Vivre en mer, au grand large est un défi 24h/24. Si les journées sont riches en navigation, en rencontres aussi (Sarah a fait la rencontre de baleines la semaine dernière) et en sensations fortes, les nuits ne sont pas calmes pour autant. L’Océan ne s’arrête jamais, vous pousse dans vos retranchements, vous invite à chercher et à dépasser sans cesse vos limites, de jour comme de nuit. Et les nuits de Sarah ne sont pas de tout repos. La mer est hachée, capricieuse, la houle forte et la contrainte que Sarah s’impose de repartir chaque jour du dernier point GPS enregistré la veille ne lui facilite, ni la tâche, ni ses nuits. Elle est ballotée, chahutée et son sommeil s’en trouve perturbé, tout comme sa récupération.
Si l’Océan et le défi se méritent, la vie a son prix, nul besoin de prendre des risques inconsidérés. Sarah a donc profité de ce stop pour se reposer aujourd’hui, s’alimenter en conséquence pour reprendre des forces et le départ dès demain.

« Je vais au bout, la mer n’est pas tendre, mais elle ne se refuse pas à moi, alors nous poursuivons ensemble ce défi incroyable. Je savais que ce serait dur, je m’y étais préparée physiquement et psychologiquement. C’est pour cela que je suis ici, pour vivre des instants de communion et malgré les difficultés, je suis pleinement heureuse ici et maintenant », nous confiait Sarah ce matin au réveil. Sarah se sent mieux et c’est bien là le principal.

Voici une vidéo en caméra embarquée après la tempête - Jour 11, Windsurf Transatlantic 2012

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